Capitaine Futur·Edmond Hamilton·Littérature·Pulp·Science-fiction

Capitaine Futur, Tome 1 : L’Empereur de l’espace – Edmond Hamilton – Chronique

CFT1

Titre : Capitaine Futur : L’Empereur de l’espace (Captain Future and the Space Emperor).

Tome : 1.

Auteur : Edmond Hamilton.

Editions : Le Bélial’.

Collection : Pulps.

Traducteur : Pierre-Paul Durastanti.

Illustrateur de couverture : Philippe Gady.

Date de sortie : 16 mars 2017 (1940 en VO).

Genre : Science-fiction.

Quatrième de couverture :

Il y a Simon Wright, dit le Cerveau, ce qu’il est, littéralement, et dans un bocal de sérum : un scientifique exceptionnel. Et puis Grag, la montagne de fer indestructible dotée d’outils intégrés étonnants. Sans oublier Otho, l’androïde synthétique, spécialiste du combat rapproché, de l’infiltration et du camouflage. Ils sont les Futuristes, la plus stupéfiante association qui puisse s’imaginer. Et enfin il y a celui qu’ils ont élevé, celui qu’ils ont juré de protéger, celui qui est devenu leur leader : Curt Newton, le géant roux, le sorcier de la science doté d’un esprit hors normes, infatigable justicier connu des peuples du Système sous le nom de capitaine Futur.
Tous quatre veillent sur les neuf mondes et au-delà, attentifs, depuis leur base lunaire à l’emplacement secret.
Or un fléau court à travers le Système solaire, une épouvantable pandémie derrière laquelle semble se tapir un mystérieux criminel, l’empereur de l’Espace. Il n’est alors qu’un seul recours : celui du capitaine Futur ! Les tuyères du Comète, le formidable vaisseau des Futuristes, crachent déjà la puissance de l’atome : l’empereur de l’Espace n’a qu’à bien se tenir !

Mon avis :

Aucun Spoil !

Capitaine Futur est une série littéraire (romans et nouvelles) de science-fiction, écrite par Edmond Hamilton, publié dès 1940 dans un magazine au nom du héros. Elle a été publiée à l’époque de l’âge de l’or de la littérature populaire (Pulp) : les pulps étaient des magazines bon marchés publié sur un papier de mauvaise qualité. C’est dedans que beaucoup de personnages célèbres ont vu le jour : Conan, Tarzan ou encore Zorro. Et donc le Capitaine Futur (Curt Newton). Cette oeuvre connaitra un immense succès, puis quand elle sera adaptée en dessins animés sous le titre « Capitaine Flam ».

Curt Newton à tous du super-héros : les origines tragiques : ses parents sont morts très peu de temps après sa naissance tué par des criminels, la basse (au fond d’un cratère lunaire), sa force exceptionnelle, son agilité hors du commun et ses connaissances poitues dues à un entrainement très poussé avec Simon Wright, un cerveau dans un bocal, Grag, un robot et Otho, l’androïde. Et enfin le signal lumineux, venant du Pôle Nord qui permet de l’appeler sur Terre. Mais il rend aussi justice aux autres planètes des neuf mondes.

L’équipage du Comète à un lien très fort, ils ont passé plus de 20 ans ensemble. Ils s’entraident et chacun est utile. Simon Wright est un expert en science, Grag sait piloter et possède une force prodigieuse, Otho peut modifier son corps et prendre l’apparence de n’importe qui. Cette camaraderie m’a beaucoup plus et les personnages sont attachants, drôle et utile.

Sur Jupiter, Curt rencontre la fameuse Joan. Ils vont apprendre à se connaitre et s’entraider.

L’atavisme (un rayon) change les Terriens en singes, Curt va enquêter sur cet étrange phénomène qui risque de menacer tous les êtres humains. Au même moment, il doit découvrir l’identité de l’Empereur de l’espace. Une intrigue bien menée avec plusieurs rebondissements.

Avant de mourir, les parents du Capitaine ont demandé à leur ami Simon Wright, à Grag et Otho, de lui apprendre à empêcher les gens d’utiliser la science pour de mauvaises intentions. Ses parents voulaient l’utiliser pacifiquement pour une utopie. J’ai bien aimé ce thème. Ce tome parle aussi de l’exploitation des indigènes, des civilisations anciennes et de la supérioté de l’intelligence sur la force brute.

Avec cette série, Hamilton devient l’un des pionniers du space-opéra. Un sous-genre de la science-fiction remplie de batailles spatiales et d’aventures (TRÈS connu de nos jours, grâce à Star Wars ou encore Star Trek.). La série fait également partie du « Sense of wonder » centré sur l’émerveillement intellectuel et émotionnel. J’ai beaucoup apprécié.

Malgré un style désuet (j’ai eu du mal à comprendre quelques mots), je trouve quand même que l’écriture d’Edmond Hamilton est soignée et agréable à lire ! Il y a un language scientifique didactiques qui est plaisant. L’intrigue est bonne et passionante à suivre. Les thématiques sont développés et intéressantes. J’était à fond dans l’histoire et j’ai passé un bon moment.

La traduction est très bonne, Pierre-Paul Durastanti a réussi à retranscrire parfaitement le style et le vocabulaire d’Edmond Hamilton. Un traducteur à suivre !

La couverture est sublime, elle retrancrit parfaitement l’ésthétique pulp. ❤

Merci aux éditions du Bélial’ d’avoir édité pour la première fois Capitaine Futur, une injustice qui a mis du temps avant d’être réparé. J’achèterais les autres tomes. Pour l’instant, les quatre premiers sont disponibles. Si chacun à du succès le suivant suivra. Je prendrais également le Bifrost 90, consacré à Edmond Hamilton avec (en autres) une nouvelle, Le Berceau de la création, la dernière histoire du Capitaine Futur !

Je vous recommande ce titre !

Merci de m’avoir lu. Si vous avez aimé cette chronique, n’hésitez pas à aimer, commentée et à me suivre ici et sur les réseaux sociaux.

Note :

3,5/5 !

Extraits :

Le jeune Bonnel bondit en arrière. << Seigneur ! >>

Dans l’encadrement se dressait une silhouette hideuse, un monstre de cauchemar.

Il s’agissait d’un singe géant, voûté, poilu et repoussant. La silhouette trapue portait une combinaison de synthésoie blanche. Dans ce vêtement trop ajusté, la créature évoquait une vilaine parodie d’humanité, sa figure un masque bestial aux machoires entrouvertes sur d’énormes crocs. Ses yeux étincelèrent, comme givrès, alors qu’elle entrait dans la pièce.

<< Attention ! >> cria Bonnel

Page 16 et 17.

Curt Newton, jeune et bien bâti, accusait un bon mètre quatre-vingt-dix jusqu’au sommet de sa crinière rousse. Ses larges épaules menaçaient de craquer les coutures de son blouson en synthésoie grise. Il arborait une grande ceinture en tungstite où pendait l’étui d’un étrange pistolet. Sa main gauche s’ornait d’un gros anneau à l’aspect singulier. Sur son beau visage hâlé, des rides de rire encadraient sa bouche et soulignaient ses grands yeux. Derrière la gaîté qui faisait pétiller son regard gris se devinait une détermination farouche sans limite.

Page 22

Une silhouette insolite venait de sauter sur le balcon – humanoïde, mais au corps élastique, désossé, blême. L’être portait un harnais en métal. Ses yeux verts étirés en amande, déconcertants, se détachaient sur son visage blanc.

Derrière cet androïde caoutchouteux – cet homme synthétique – surgit une autre forme tout aussi étrange : un robot métallique massif qui traversa le balcon sur ses pieds garnis de coussins. Il mesurait plus de deux mètres dix. Sur le bulbe inoxydabe qui lui tenait lieu de tête brillaient deux yeux photoélectriques.

La main gauche du robot tenait par sa poignée un réceptacle transparent contenant un cerveau humain. De sa face avant dardaient, au bout d’une paire de tiges flexibles métalliques, deux objectifs rivés sur James Carthew.

<< Vous connaissez mes assistants, reprit Curt Newton sur un ton décidé. Grag le robot, Otho l’androïde et Simon Wright, le Cerveau vivant.

Page 23

Par-delà l’orbite de Mars et le chaos tourbillonnant de la ceinture d’astéroïdes, un étrange petit vaisseau voguait dans l’espace. Doté de la forme incongrue d’une larme étirée, et propulsé par des tuyères de fusée dont la conception secrète lui procurait une puissance et une vitesse dépassant de lion celles de tous les autres appareils, il filait à une allure qui faisait honneur à son nom : le Comète.

Page 37

On estimait naguère que jamais les Terriens ne pourrait habiter Jupiter, ni aucune des planètes extérieures. Avant les débuts éffectifs de l’exploration interplanétaire, d’aucuns croyaient la planète géante trop froide, son atmosphère d’ammoniac et de méthane trop toxique, sa pesanteur trop forte pour la vie humaine.

Page 61

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